C'est incontestable : Manara a dessiné quelques-unes des plus belles
filles de la bande dessinée. On a pu voir par ailleurs, grâce à ses
collaborations avec Federico Fellini et Hugo Pratt, qu'il était un
auteur d'envergure, susceptible d'être classé parmi les plus grands.Dans
cet album, il part de l'hypothèse que le peuple se révolte contre les
stars de la télévision, nouvelle caste de super-privilégiés "loin de la
masse obtuse et ignorante". On y découvre un Robespierre nouveau cri
simpliste en diable et pas moins sanguinaire que son modèle historique,
un Saint-Just play-boy en pantalon de cuir, des créatifs de la publicité
fustigés pour être les suppôts de cette nouvelle noblesse, et plein
d'autres transpositions des affres de la première République dont la
guillotine est l'instrument symbolique par excellence.On pourrait
s'interroger sur la pertinence du propos de cet album qui a tout l'air
d'être le résultat d'une lecture mal digérée deLa Société du spectaclede
Guy Debord. Mais si l'on se dit que tout cela n'est qu'un prétexte pour
dessiner des jolies filles dans des situations embarrassantes, alors
tout ceci n'a pas d'importance.
Description:
C'est incontestable : Manara a dessiné quelques-unes des plus belles filles de la bande dessinée. On a pu voir par ailleurs, grâce à ses collaborations avec Federico Fellini et Hugo Pratt, qu'il était un auteur d'envergure, susceptible d'être classé parmi les plus grands.Dans cet album, il part de l'hypothèse que le peuple se révolte contre les stars de la télévision, nouvelle caste de super-privilégiés "loin de la masse obtuse et ignorante". On y découvre un Robespierre nouveau cri simpliste en diable et pas moins sanguinaire que son modèle historique, un Saint-Just play-boy en pantalon de cuir, des créatifs de la publicité fustigés pour être les suppôts de cette nouvelle noblesse, et plein d'autres transpositions des affres de la première République dont la guillotine est l'instrument symbolique par excellence.On pourrait s'interroger sur la pertinence du propos de cet album qui a tout l'air d'être le résultat d'une lecture mal digérée deLa Société du spectaclede Guy Debord. Mais si l'on se dit que tout cela n'est qu'un prétexte pour dessiner des jolies filles dans des situations embarrassantes, alors tout ceci n'a pas d'importance.